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... Entre Deux Ô ..." La Vie, comme l'Eau de Mer, ne s'adoucit qu'en s'élevant vers le Ciel " Alfred de Musset
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October 12 ALtiTuDe 1000ALtiTuDe 1000
L’Homme avait marché d’un bon pas, régulier.
Il était habitué à ces chemins caillouteux qui serpentaient dans la montagne.
A l’heure de midi lorsque le coq chanta l’Angelus,
il prit le bâton noueux sur lequel il prendrait appui lorsque la montée sera trop escarpée
et se mit en route.
Il siffla son chien qui jappa d’allégresse, franchit rapidement le petit pont
qui enjambait le ruisseau et se lança dans la montée.
Il connaissait bien ce chemin qu’il empruntait souvent
lorsque le besoin d’éloignement
se faisait sentir en lui.
Et aujourd’hui était un de ces jours où les pensées s’entrechoquent,
se tourmentent, s’interrogent,
un de ces jours où le vertige se fait sentir,
un de ces jours où il avait besoin d’être seul face à lui-même,
face à son double.
Et ainsi, il partit
Il savait que la pente serait dure par endroit,
qu’il s’essoufflerait
mais le panorama qu’il découvrirait de là-haut le récompenserait de tous ses efforts.
Le village blotti dans cette vallée retirée s’éloigna dans son dos,
et il marcha, heureux de cette solitude à peine interrompue
parfois par quelques randonneurs du dimanche qui,
sac au dos, arpentaient eux aussi les montagnes.
Un rapide salut échangé
et chacun poursuivait sa route,
chemins croisés qui ne se croiseront sans doute jamais plus.
Une heure avait passé,
la fatigue se faisait doucement sentir.
Il savait qu’au bout du chemin,
il pourrait se reposer sur ce banc qui surplombait la vallée.
Encore un petit effort et il y serait.
Altitude 1000 m
Il passa devant l’enclos où quelques chevaux se reposaient,
certains cherchant l’ombre
Et aperçut enfin le banc tant attendu …
mais celui-ci semblait occupé.
Une silhouette dont il n’apercevait pas le visage,
se détachait à contre-jour.
Tournée vers la vallée, cette personne ne l’avait vu venir
Un peu contrarié,
et pourtant, il était d’aimable caractère,
il s’approcha un peu,
juste assez pour voir voltiger quelques boucles blondes soulevées
par une brise joyeuse
Son chien poussa quelques aboiements légers pour signaler leur présence,
la silhouette se tourna vers eux, un léger sourire flottant sur ses lèvres
Il soupira …
Sans doute encore une de ces promeneuses du dimanche qui,
il le savait, ne pourrait s’empêcher de faire écouter le chant des oiseaux
à une amie restée dans la grande ville
grâce à cet outil indispensable qu’était devenu le téléphone portable.
Non, il n’avait pas envie de cela,
il n’avait pas envie que le silence sonore de tous les frémissements du monde
soit interrompu par ces ondes sonores.
Il s’approcha encore un peu .. encore un peu
et se frotta les yeux …
Le banc était vide et personne ne l’avait quitté !!!
Les branches dégarnies de tout feuillage
suivaient les mouvements du vent
et une écharpe colorée de vert et de bleu ondulait gracieusement dans son souffle
Il s’approcha encore,
l’écharpe virevoltait, tournoyait
et aucune silhouette imprécise n’essayait de la rattraper …
Il était seul, devant ce banc, regardant la danse du vent …
Son chien s’était couché à ses pieds,
les oreilles dressées vers le chemin
Il s’approcha encore pour décrocher le tissu ..
tendit la main ..
et ne saisit … rien …
Plus d’écharpe …
elle avait disparu …
Il s’arrêta …
et dans sa tête, les pensées se bousculaient.
Une silhouette de femme, puis une écharpe, et puis, plus de femme et plus d’écharpe
Non, tout ceci n’était pas rationnel …
Il y avait forcément une explication.
La montée avait sans doute été plus difficile que prévue,
le soleil automnal était encore bien chaud,
la fatigue de la montée …
Il avait rêvé … tout simplement …
Il s’approcha encore, regarda les branches nues …
et son œil se fixa …
sur un fil aussi tenu que de la soie,
enroulé autour d’une branche,
Un fil bleu ….
Le chien gémit … et ferma les yeux ….
Sur la route de la montagne,
Elle marchait, descendant vers le petit village blotti entre les monts
Elle s’arrêta sur un promontoire …
une voiture au rouge flamboyant était garée là,
attendant un invisible conducteur
Plus loin encore, elle croisa un véhicule blanc de fort gabarit,
un de ceux qui traversent les savanes, tous pare-chocs dehors
Ici, il n’y avait que quelques vaches paisibles à impressionner
Elle enroula son foulard vert et bleu autour de son cou
La fraicheur du soir envelopperait bientôt la Montagne ….
© Les SoufFles d’Ô
October 11 AssiSe sur le BanC ... DeMain
Elle a cheminé longtemps sur les Routes balisées Les Chemins d’infortune, les Sentiers désertés Elle a marché sans Boussole Le Regard perdu Vers la Voûte du Ciel Qui ne lui répondait plus
Puis Elle a découvert d’autres Chemins forestiers Ceux où naguère, petite enfant, souvent elle jouait La Plaine, son berceau, n’était pas éloignée De ces Forêts de Montagne où l’Air était si frais
Et cette Année là ...
Elle a ouvert les Yeux, regardant Autrement La Vie et ses Couleurs en cet Automne flamboyant
Au loin, dans la Brume, un Cavalier chevauchait Une Monture qui seule, sans doute, savait où elle le menait Il s’approcha lentement, hésitant parfois A avancer vers cette Inconnue qui n’était pas de ses Bois
Et …
Assise sur le Banc comme si Elle l’attendait Elle offrait son Visage aux Rayons ensoleillés Goûtant la Caresse de l’Astre du Jour Peut-être n’attendait-elle sans doute Qu’une Caresse d’Amour ?
Le Temps s’arrêta …
Et peu importe le marasme des Marchés financiers Les Cassandre aux Catastrophes depuis longtemps annoncées
Le Monde peut-être dans sa Ronde va se retourner Les Pôles, qui sait, vont sans doute s’inverser
Ils regarderont de loin les Tempêtes accumulées Les Ouragans meurtriers, les Terres dévastées
Et dans tous ces Tourments qu’on ne pourra éviter Elle fermera les Yeux, par son Epaule protégée
Elle s’est assise un Dimanche sur le Banc vermoulu Regardant l’Horizon qui ne la voyait plus Les Yeux emplis de Brume, écoutant le Vent Le Sifflement des Oiseaux et le Chant du Torrent
Elle s’est assise sur ce Banc
Demain ….
© Les SoufFles d’Ô
October 09 PenSéeS d'Ô
Souvent, IL pensait à ELLe.
Elle lui semblait parfois si proche qu’il pouvait même l’effleurer Du bout des ailes de ce désir Que toujours Il sentait en sa peau frémir
Et sous sa main caresse Ses yeux la parcouraient sans cesse
Et IL lui aurait dit:
" Laissez-moi juste passer le doigt sur vos lèvres"
tout en imaginant le goût de sa bouche.
Et dans l’azur de son regard
Il aurait vu l’océan lointain, refuge de ses tempêtes Il aurait entendu le chant des vagues, de la houle Il aurait perçu ses flux et ses reflux
Il aurait chevauché l’écume Aux cris des mouettes
Et Il aurait senti le sable épousant son corps Offert à son étreinte
Il aurait respiré le parfum de sa peau
Il aurait découvert d’un doigt Plein d’une douce ivresse
Ses monts et merveilles Ses vallées ombragées Ses cavernes mystérieuses Et ses pics fièrement dressés
Elle aurait fermé les yeux
Mais même à travers ses paupières closes Il aurait su que toujours
Elle le regardait ….
Elle aurait rougi Peut-être souri La bouche légèrement entr’ouverte
Il se serait approché, juste un peu …
Et dans un soupir, IlS se seraient noyés ….
Mais ELLe avait disparu
Ou était-ce Lui qui s’en était allé ?
L’histoire ne l’a jamais révélé …
Car ce n'était que
des PenSéeS d'Ô ...
© Les Souffles d’Ô
October 05 DanS la FoRêT du HauT
Un Dimanche …
Feuilleter l’Album aux Souvenirs Remonter les Pages du Temps S’arrêter …devant l’Enfant Qu’on était Et ces Visages souriants aujourd’hui disparus
Nulle tristesse, nulle mélancolie La Vie ne s’arrête pas parce que le Cœur a cessé de battre
Et puis, voir la Cascade jaillissant du haut des Rochers Ruisselante entre les hautes Herbes Entendre son Chant …le suivre Pourtant, la Source n’est pas une envoûtante Sirène
Quitter la Ville
Traverser la Plaine
Dépasser les premiers Bosquets flamboyants
gardés par un Piquet d’Incendie vigilant
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