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... Entre Deux Ô ...

" La Vie, comme l'Eau de Mer, ne s'adoucit qu'en s'élevant vers le Ciel " Alfred de Musset

...Entre Deux Ô...

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Tous les textes sont déposés sous CopyrightDépôt.com 00043933
October 12

ALtiTuDe 1000

 
Altitude 1000 039
 
 
 
ALtiTuDe 1000
 
 
L’Homme avait marché d’un bon pas, régulier.
Il était habitué à ces chemins caillouteux qui serpentaient dans la montagne.
 
 
A l’heure de midi lorsque le coq chanta l’Angelus,
il prit le bâton noueux sur lequel il prendrait appui lorsque la montée sera trop escarpée
et se mit en route.
 
 
Il siffla son chien qui jappa d’allégresse, franchit rapidement le petit pont
qui enjambait le ruisseau et se lança dans la montée.
 
 
Il connaissait bien ce chemin qu’il empruntait souvent
lorsque le besoin d’éloignement
se faisait sentir en lui.
 
Et aujourd’hui était un de ces jours où les pensées s’entrechoquent,
se tourmentent, s’interrogent,
un de ces jours où le vertige se fait sentir,
un de ces jours où il avait besoin d’être seul face à lui-même,
face à son double.
 
Et ainsi, il partit
 
Il savait que la pente serait dure par endroit,
qu’il s’essoufflerait
mais le panorama qu’il découvrirait de là-haut le récompenserait de tous ses efforts.
 
 
 
Altitude 1000 - 1
 
 
 
Le village blotti dans cette vallée retirée s’éloigna dans son dos,
et il marcha, heureux de cette solitude à peine interrompue
parfois par quelques randonneurs du dimanche qui,
sac au dos, arpentaient eux aussi les montagnes.

 
Un rapide salut échangé
et chacun poursuivait sa route,
chemins croisés qui ne se croiseront sans doute jamais plus.
 
 
Une heure avait passé,
la fatigue se faisait doucement sentir.
 
 
 
Altitude 1000 019
 
 
 
Il savait qu’au bout du chemin,
il pourrait se reposer sur ce banc qui surplombait la vallée.
 
 
 
Altitude 1000 - 2
 
 
 
Encore un petit effort et il y serait.
 
 
Altitude 1000 m
 
 
Altitude 1000 045
 
 
 
  
Il passa devant l’enclos où quelques chevaux se reposaient,
certains cherchant l’ombre
 
 
 
100_0635     Altitude 1000 043
 
 
 
 
Et aperçut enfin le banc tant attendu …
mais celui-ci semblait occupé.
 
 
Une silhouette dont il n’apercevait pas le visage,
se détachait à contre-jour.
Tournée vers la vallée, cette personne ne l’avait vu venir
 
 
 
Un peu contrarié,
et pourtant, il était d’aimable caractère,
il s’approcha un peu,
juste assez pour voir voltiger quelques boucles blondes soulevées
par une brise joyeuse
 
 
Son chien poussa quelques aboiements légers pour signaler leur présence,
la silhouette se tourna vers eux, un léger sourire flottant sur ses lèvres
 
Il soupira …
 
Sans doute encore une de ces promeneuses du dimanche qui,
il le savait, ne pourrait s’empêcher de faire écouter le chant des oiseaux
à une amie restée dans la grande ville
grâce à cet outil indispensable qu’était devenu le téléphone portable.
 
 
Non, il n’avait pas envie de cela,
il n’avait pas envie que le silence sonore de tous les frémissements du monde
soit interrompu par ces ondes sonores.
 
 
Il s’approcha encore un peu .. encore un peu
 
et se frotta les yeux …
 
Le banc était vide et personne ne l’avait quitté !!!
 
 
Les branches dégarnies de tout feuillage
suivaient les mouvements  du vent
 
 
et une écharpe colorée de vert et de bleu ondulait gracieusement dans son souffle
 
 
 
 
 Altitude 1000 031
 
 
 
 
 
Il s’approcha encore,
l’écharpe virevoltait, tournoyait
et aucune silhouette imprécise n’essayait de la rattraper …
 
 
Il était seul, devant ce banc, regardant la danse du vent …
 
 
 
 
Altitude 1000 016
 
 
 
Son chien s’était couché à ses pieds,
les oreilles dressées vers le chemin
 
Il s’approcha encore pour décrocher le tissu ..
tendit la main ..
 
et ne saisit … rien …
 
Plus d’écharpe …
elle avait disparu …
 
Il s’arrêta …
et dans sa tête, les pensées se bousculaient.

Une silhouette de femme, puis une écharpe,
et puis, plus de femme et plus d’écharpe
 
Non, tout ceci n’était pas rationnel … 
 
Il y avait forcément une explication.
 
 
La montée avait sans doute été plus difficile que prévue,
le soleil automnal était encore bien chaud,
la fatigue de la montée …
 
 
Il avait rêvé … tout simplement …
 
 
Il s’approcha encore, regarda les branches nues …
 
et son œil se fixa …
 
sur un fil aussi tenu que de la soie,
enroulé autour d’une branche,
 
Un fil bleu ….
 
 
 
Altitude 1000 Fil de Soie
 
 
 
 
 
Le chien gémit … et ferma les yeux ….
 
 
 
 
Sur la route de la montagne,
Elle marchait, descendant vers le petit village blotti entre les monts
 
Elle s’arrêta sur un promontoire …
une voiture au rouge flamboyant était garée là,
attendant un invisible conducteur
 
 
 
Altitude 1000 050
 
 
 
 
 
Plus loin encore, elle croisa un véhicule blanc de fort gabarit,
un de ceux qui traversent les savanes, tous pare-chocs dehors
 
Ici, il n’y avait que quelques vaches paisibles à impressionner
 
 
 
 
 
Elle enroula son foulard vert et bleu autour de son cou
 
 
 
 Altitude 1000 017-2
 
 
 
La fraicheur du soir envelopperait bientôt la Montagne ….
 
 
 

©  Les SoufFles d’Ô

  

 
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October 11

AssiSe sur le BanC ... DeMain

 

 

Elle a cheminé longtemps sur les Routes balisées

Les Chemins d’infortune, les Sentiers désertés

Elle a marché sans Boussole

Le Regard perdu

Vers la Voûte du Ciel

Qui ne lui répondait plus

 

 

Puis Elle a découvert d’autres Chemins forestiers

Ceux où naguère, petite enfant, souvent elle jouait

La Plaine, son berceau, n’était pas éloignée

De ces Forêts de Montagne où l’Air était si frais

 

 

Et cette Année là ...

 

 

Elle a ouvert les Yeux, regardant Autrement

La Vie et ses Couleurs en cet Automne flamboyant

 

 

Au loin, dans la Brume, un Cavalier chevauchait

Une Monture qui seule, sans doute, savait où elle le menait

Il s’approcha lentement, hésitant parfois

A avancer vers cette Inconnue qui n’était pas de ses Bois

 

 

Et …

 

 

Assise sur le Banc comme si Elle l’attendait

Elle offrait son Visage aux Rayons ensoleillés

Goûtant la Caresse de l’Astre du Jour

Peut-être n’attendait-elle sans doute

Qu’une Caresse d’Amour ?

 

 

Le Temps s’arrêta …

 

 

Et peu importe le marasme des Marchés financiers

Les Cassandre aux Catastrophes depuis longtemps annoncées

 

Le Monde peut-être dans sa Ronde va se retourner

Les Pôles, qui sait, vont sans doute s’inverser

 

Ils regarderont de loin les Tempêtes accumulées

Les Ouragans meurtriers, les Terres dévastées

 

Et dans tous ces Tourments qu’on ne pourra éviter

Elle fermera les Yeux, par son Epaule protégée

 

   

 

 

Elle s’est assise un Dimanche sur le Banc vermoulu

Regardant l’Horizon qui ne la voyait plus

Les Yeux emplis de Brume, écoutant le Vent

Le Sifflement des Oiseaux et le Chant du Torrent

 

 

 

 

  Banc-3

 

 

Elle s’est assise sur ce Banc

 

Demain ….

 

 

  ©  Les SoufFles d’Ô

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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October 09

PenSéeS d'Ô

 

   

 

 

Souvent, IL pensait à ELLe.

 

Elle lui semblait parfois si proche qu’il pouvait même l’effleurer

Du bout des ailes de ce désir 

Que toujours

Il sentait en sa peau frémir

 

Et sous sa main caresse

Ses yeux la parcouraient sans cesse

 

 

Et IL lui aurait dit:

 

" Laissez-moi juste passer le doigt sur vos lèvres"

 

 

tout en imaginant le goût de sa bouche.

 

 

Et dans l’azur de son regard

 

 

Il aurait vu l’océan lointain, refuge de ses tempêtes

Il aurait entendu le chant des vagues, de la houle

Il aurait perçu ses flux et ses reflux

 

Il aurait chevauché l’écume

Aux cris des mouettes

 

Et Il aurait senti le sable épousant son corps

Offert à son étreinte

 

Il aurait respiré le parfum de sa peau
Que la tendresse enivrait

 

 

Il aurait découvert d’un doigt

Plein d’une douce ivresse

 

 

Ses monts et merveilles

Ses vallées ombragées

Ses cavernes mystérieuses

Et ses pics fièrement dressés

 

 

 

  nue_bleu

 

 

Elle aurait fermé les yeux

 

Mais même à travers ses paupières closes

Il aurait su que toujours

 

Elle le regardait ….

 

 

Elle aurait rougi

Peut-être souri

La bouche légèrement entr’ouverte

 

 

Il se serait approché, juste un peu …

 

Et dans un soupir, IlS se seraient noyés ….

 

 

 

Mais ELLe avait disparu

 

Ou était-ce Lui qui s’en était allé ?

 

 

L’histoire ne l’a jamais révélé …

 

 

 

Car ce n'était que

 

des PenSéeS d'Ô ...

 

 

 

 

 

 

© Les Souffles d’Ô 

 

 

 

 

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October 05

DanS la FoRêT du HauT

 

 

 

 

Source du Hohwald

 

 

 

 

Un Dimanche …

 

Feuilleter l’Album aux Souvenirs

Remonter les Pages du Temps

S’arrêter …devant l’Enfant

Qu’on était

Et ces Visages souriants aujourd’hui disparus

 

 

Nulle tristesse, nulle mélancolie

La Vie ne s’arrête pas parce que le Cœur a cessé de battre

 

 

Et puis, voir la Cascade jaillissant du haut des Rochers

Ruisselante entre les hautes Herbes

Entendre son Chant …le suivre

Pourtant, la Source n’est pas une envoûtante Sirène

 

 

Quitter la Ville

Traverser la Plaine

Dépasser les premiers Bosquets flamboyants

gardés par un Piquet d’Incendie vigilant

 

 

Feu d'automne    Piquet d'incendie